Paludisme : efficacité d’un vaccin vivant

  • Auteur: Abderrahim Derraji
  • Date de publication: 21 juillet 2016
  • Source: Journal of Experimental Medicine

Selon une étude publiée dans le « Journal of Experimental Medicine », une équipe de l’Institut Pasteur, du Cnrs et de l’Inserm (Paris, et Dijon) a développé une stratégie vaccinale contre le paludisme fondée sur l’introduction d’un plasmodium muté permettant une réponse immunitaire durable.

En effet, chez les malades souffrants de paludisme, l’infection entraine une absence de réponse immunitaire dû à l’abolition de la mémoire immunologique. Ceci a poussé les chercheurs à modifier génétiquement des souches de plasmodium en « éteignant » le gène qui code la protéine appelée HRF (histamine releasing factor). L’absence de ce gène entraine une forte augmentation de la production de cytokine IL-6 dans le foie et dans la rate. Cette cytokine est connue pour ses propriétés stimulantes de la réponse immunitaire.

D’après un communiqué de l’Inserm/Cnrs/Institut Pasteur, les chercheurs ont testé leur stratégie sur des modèles murins, et ont constaté que les animaux ont été protégés contre le plasmodium, y compris les souches très virulentes.

Toujours selon le même communiqué, il a été constaté aussi que Leur mémoire immunologique, de longue durée, a permis de maintenir chez ces animaux une protection au-delà d’une année et cette protection s’applique quel que soit le stade du cycle de développement du plasmodium.

L’auteur principale de ces travaux a déclaré que ce mutant HRF constitue un prototype intéressant grâce à son effet protecteur rapide, durable et polyvalent.